Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature

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Le programme des sorties nature autour de Grenoble - 2018

La métropole regorge de richesses naturelles ! Castors, rapaces, chouettes ou balade nocturne : découvrez le programme 2018 des sorties nature organisées par la FRAPNA Isère autour de Grenoble.

Capture decran 2018 04 06 a 11.52.59PROGRAMME :

En famille, entre amis ou en solo, les sorties nature sont ouvertes à tous.
› Programme PDF

TARIFS ET INSCRIPTIONS :

Grâce au soutien de Département de l'Isère, de Grenoble-Alpes Métropole et de l'Agence de l'Eau Rhône-Méditerranée-Corse, toutes les sorties sont gratuites. Nous avons donc beaucoup de demandes : pensez à vous inscrire (et à nous prévenir en cas d'empêchement, les personnes sur liste d'attente seront ravies !).

Pour vous inscrire et connaître le lieu de rendez-vous de la sortie, contactez le Pôle Education de la FRAPNA : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. • 04 76 42 98 13

Pourquoi adhérer à la FRAPNA Isère ?

La sortie vous a plu et vous souhaitez nous soutenir ? Adhérer à notre association, c'est nous aider dans nos actions de protection de la nature. Cela vous donne également la possibilité de participer aux actions bénévoles de la FRAPNA.

 

Canal Fure et Morge : la passe à poissons de Poliénas est achevée

Avec l’abaissement du lit de l’Isère, tous ses affluents tombaient de haut quand ils rejoignaient la grande rivière du département[1]… Ce ne sera plus le cas pour le canal Fure et Morge, et la FRAPNA s’en félicite. Cet ouvrage de 200 000 €, financé à 80% par l’agence de l’eau et 20% par l’Association Départementale Isère Drac Romanche maitre d’ouvrage (elle-même financée par le Conseil Départemental de l’Isère – 50% , les intercommunalités – 25%- et des associations départementales – 25%), vient d’être achevé par la société Burgeap. Une petite victoire pour la biodiversité locale.

BURGEAP Passe Poissons Canal Fure Morge Isère

Quel est l’intérêt de cette réalisation ?

Tout simplement de rétablir la continuité biologique entre l’Isère et le plus important de ses affluents entre le Furon à Sassenage et la Bourne à Saint Nazaire-en-Royans. Les premiers intéressés sont les poissons qui auront libre circulation sur des kilomètres de rivière : presque 8km pour le canal, plus de 3km pour la Fure et au moins 7km pour la Morge, sans compter leurs affluents qui drainent toute la plaine entre Tullins et Moirans sur un nombre encore plus important de kilomètres. En amont, les seuils restant tant sur le Fure que sur la Morge pourront être contournés, équipés ou supprimés afin d’augmenter encore le domaine accessible à partir de l’Isère, au moins jusqu’à Rives et Voiron.

Ainsi, la vie des espèces piscicoles sera facilitée, et pas seulement celle des truites, mais aussi celle de tous les autres poissons (chevesnes, barbeaux pour citer les hôtes les plus habituels) et même celle des ombres communs dont une population relictuelle semble se maintenir dans l’Isère. Remonter un cours d’eau et le descendre librement signifie pour eux non seulement accéder aux frayères pour se reproduire mais aussi se protéger des crues et des étiages, plus ou moins naturels, esquiver les éclusées et les décharges de barrages, se mettre momentanément à l’abri des pollutions accidentelles, et tout simplement chercher sa nourriture. La possibilité de se déplacer dans le réseau hydrographique pour accomplir l’intégralité de leur cycle de vie est nécessaire au maintien et à la résilience de la plupart des espèces y compris et surtout nos espèces patrimoniales en danger comme le chabot ou la lamproie de Planner, ou en régression comme la suiffe (nom local du blageon). C’est une question cruciale face au changement climatique.

Une pièce de plus dans un jeu de puzzle dont la biodiversité est l’enjeu

C’est un pas important dans la reconquête de la biodiversité, et une pièce de plus dans le puzzle que constitue la restauration de la continuité sur l’Isère le Drac et la Romanche ; une pièce qui vient après la confluence du Ruisset à Noyarey réalisée par la Fédération de Pêche.

Une réalisation couteuse mais indispensable qui mériterait une certaine publicité pour que les cyclistes qui n’ont pas pu emprunter la digue pendant de longs mois (et tout simplement les contribuables), connaissent cette mission méconnue menée par l’Agence de l’Eau et les collectivités : améliorer et préserver l’environnement naturel.


[1]Dans une rivière endiguée, les confluences naturelles des affluents doivent être déplacées vers l’aval afin de leur permettre de se déverser sans créer de points bas dans la digue par lesquels l’eau inonderait les terres que les digues étaient sensées protéger. Le canal Fure et Morge n’a pas d’autres origines que cette nécessité. De sorte que les cours d’eau affluents de ces rivières se retrouvent perchés à plusieurs mètres au dessus du lit de ces dernières et la connectivité piscicole est limitée aux périodes de crue de l’Isère. Cet effet est encore aggravé par l’« incision » du lit, (enfoncement du lit dans les alluvions) provoquée par la combinaison entre le resserrement du lit du fait de l’endiguement et la baisse du flux sédimentaire soit par rétention des alluvions dans les barrages soit par les extractions de granulats dont ces lits ont été le siège au siècle dernier.

Crédit photo : Burgeap

Bienvenue aux nouvelles recrues !

 

matthieu giustini

Matthieu Giustini

Service civique « Biodiversité en ville » // Mars – septembre 2018

Originaire du Vercors, je suis un passionné de montagne. Malgré un goût pour le voyage et l'aventure, je suis revenu vivre dans la région grenobloise car j'adore la sensation de vivre dans une ville dynamique où les sommets ne sont qu'à quelques foulées ou coups de pédale. Je suis très impliqué dans la vie associative grenobloise pour des causes diverses (Le Cairn - monnaie locale citoyenne, L'éléfàn, supermarché associatif et coopératif...) car je pense que toutes ces initiatives sont essentielles pour notre qualité de vie présente et future !

J'ai terminé cet hiver des études d'ingénieur spécialisées dans les énergies renouvelables et je viens de commencer un service civique à la FRAPNA. Je travaille avec Hélène Foglar sur les thématiques de biodiversité en ville, par exemple la création de mares et de jardins partagés, nous nous rencontrerons donc bientôt un verre ou une pioche à la main !

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vivien tornier

Vivien Tornier

Stage Observatoire Agricole de la Biodiversité // Mars - août 2018

Intéressé par la nature depuis tout petit, dans une famille d’agriculteurs, j’ai passé la moitié de mon enfance dans la nature. Après un crochet en laboratoire avec un IUT d’analyse biologique, j’ai rejoint une licence d’écologie/évolution, dans l’optique de faire de la parasitologie. Je suis donc revenu plus ou moins par hasard à l’écologie. C’est au sein de l’AELBO, l’association naturaliste des étudiant de l’Université Lyon 1 que j’ai découvert le monde associatif, et notamment la FRAPNA, et que j’ai pu développer mon intérêt pour la nature et mon envie de sauvegarder la biodiversité.

Mon master à Toulouse, en lien avec les Réserves de Biosphère françaises, a achevé de me convaincre de la nécessité d’intégrer la protection de la nature dans les activités humaines, en passant d’une part par l’étude de la biodiversité pour mieux la comprendre, mais principalement par la vulgarisation et la sensibilisation des publics à cette problématique.

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theo courcoux

Théo Courcoux

Service civique « Appui à la vie associative » // Mars - septembre 2018

Originaire du Grésivaudan, j’ai toujours adoré les montagnes et la nature. On a la chance à Grenoble d'avoir les avantages d'une ville à taille humaine, et des espaces magnifiques et préservés juste à côté. J'avais déjà profité des actions de sensibilisation de la FRAPNA auprès du jeune public étant enfant, on apprend à mieux se rendre compte de ce qui nous entoure, à rester modeste face à ça. De là me vient cette envie de réfléchir à de nouveaux équilibres entre humain et nature, plus de l'ordre de la symbiose que de l'exploitation.

C’est donc vers des thématiques sociales et environnementales que j’ai voulu orienter mes études : c'est sur l'urbanisme que mon choix s‘est porté. À la rencontre de nombreuses thématiques, sociologie, aménagement, écologie, histoire, géographie... c'est une discipline riche et pluridisciplinaire. De nombreuses réflexions existent sur la place de la nature en ville, le sauvage ou encore la durabilité de nos modes de vie. Mais comment partager ces intérêts et m’engager plus concrètement dans cette direction ?

Le master terminé, je m'intéresse au service civique, voulant ouvrir mes horizons sur le monde associatif. Une mission retient mon attention, autour du soutien à la vie associative. Elle consiste à soutenir les équipes salariées et bénévoles, faire lien, accueillir, développer et organiser l’action bénévole. Je rejoins donc plein d’entrain l’équipe de la FRAPNA, entre contact humain et actions environnementales.

Au plaisir de vous y croiser !

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Pollution lumineuse : 8 ans après, l’Etat condamné pour son inaction

France Nature Environnement, la Fédération Rhône-Alpes de protection de la nature (FRAPNA) et l’Association nationale pour la protection du Ciel et de l’Environnement Nocturnes (ANPCEN) viennent d’obtenir gain de cause devant le Conseil d’Etat : le gouvernement a neuf mois pour prendre les textes d’application de la loi sur la pollution lumineuse.

Chamrousse nuit JLeprince

De la pollution lumineuse à Chamrousse jusqu'au Conseil d'Etat...

En 2016, la FRAPNA Isère s'inquiétait des nouveaux éclairages nocturnes de la station de ski de Chamrousse, notamment sur le secteur de Roche-Béranger, classé comme « site inscrit » au titre de la loi de 1930 sur la « protection des monuments naturels et des sites de caractère artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque ». Roche-Béranger est également à proximité de plusieurs sites classés, d’un site Natura 2000, de l’arrêté de biotope de l’Arcelle et de la réserve naturelle nationale du Luitel. Autant dire que le patrimoine naturel est un enjeux fort du territoire.

En cherchant comment ce secteur pouvait être préservé d’un éclairage artificiel trop important, nous avons constaté que les arrêtés d’application de la loi sur la pollution lumineuse n’avaient toujours pas été pris. Le décret de 2011 prévoyait en effet de limiter les niveaux d’éclairement dans les espaces naturels protégés.

Ce constat nous a conduit a saisir le Ministère de l’Ecologie aux cotés de France Nature Environnement et l’ANPCEN, puis face au refus ministériel, de saisir le Conseil d’État. Celui-ci vient de nous donner raison. Le gouvernement a neuf mois pour prendre les textes d’application ; à défaut, cela lui coûtera 500 euros d’astreinte par jour.

Un problème sanitaire et environnemental qui prend de l’ampleur

Liée à l’essor de l’électricité, la pollution lumineuse est un phénomène très récent à l’échelle de l’apparition de la vie sur terre. La nécessité de prendre en compte les impacts des émissions de lumière artificielle sur le paysage, sur l’environnement, sur la santé et sur la biodiversité est reconnue depuis le Grenelle de l’environnement. Près de dix ans plus tard, l’Etat n’avait toujours pas pris les mesures réglementaires nécessaires.

Pourtant, le phénomène prend de l’ampleur. Selon une récente étude américaine, l’essor de l’utilisation des lampes LED a eu pour conséquence une amplification de la pollution lumineuse. En effet, celles-ci étant plus économiques, les agglomérations ont posé des éclairages là où il n’y en avait pas avant. De leur côté, les particuliers éclairent des endroits de leur propriété laissés auparavant dans l’obscurité et ont tendance à laisser les lumières allumées plus longtemps.

La plus haute juridiction juge que l’Etat a pris trop de retard

Après plusieurs alertes, les 3 associations ont d’abord saisi le ministre de l’écologie en 2016 puis, face au refus ministériel, le Conseil d’Etat en 2017 pour prendre les mesures nécessaires afin que cette affaire avance.

La décision du Conseil d’Etat du 28 mars 2018 donne satisfaction aux requérantes et ordonne à l’Etat d’agir dans un délai de neuf mois, sous astreinte de 500 euros par jour de retard.

Il est urgent de protéger la biodiversité et notre santé de cette pollution

La prévention des pollutions lumineuses fait l’objet de dispositions législatives depuis la loi Grenelle 2 du 12 juillet 2010. L’Etat devait prendre ensuite des arrêtés précisant les prescriptions techniques pour chacune des catégories d'installations lumineuses. Cependant, aucun des ministres qui se sont succédés n’a publié les arrêtés précisant les conditions d'implantation et de fonctionnement des points lumineux, la puissance lumineuse moyenne, l'efficacité lumineuse des sources utilisées… ni précisé les mesures spécifiques à mettre en place dans les espaces protégés (sites Natura 2000, sites classés, parcs nationaux…).

Pour Raymond Léost, administrateur responsable des questions juridiques de France Nature Environnement, « ce refus d’agir de l’Etat rendait ineffectifs les dispositifs permettant de réduire la pollution lumineuse et le gaspillage énergétique. Il est donc urgent désormais de passer de l’intention aux actes pour que ces objectifs deviennent enfin une réalité tangible. »
Anne-Marie Ducroux, présidente de l’ANPCEN, précise : « il est regrettable que nos avancées auprès des parlementaires soient mises à mal par l’inaction des gouvernements successifs et qu’il faille que les associations fassent un contentieux devant la plus haute juridiction pour obtenir la prise en compte des enjeux pluriels de la pollution lumineuse. »

Source : extrait du communiqué de presse FNE - 28 mars 2018

Crédit photo : Julie Leprince

Huez : vers un Plan local d'urbanisme responsable ?

En 2017, la FRAPNA Isère s’était largement mobilisée pour la protection des milieux naturels et la lutte contre une artificialisation sans fin de la montagne : au cœur de notre action, les velléités d’aménagement de la station de l’Alpe d’Huez, bien connue des Isérois. Après la victoire de l’annulation du Plan Local d’Urbanisme (PLU), où en est-on du feuilleton juridique du dossier Huez ?

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Crédits photo : Marcin Floryan

Une victoire de la FRAPNA avec l’annulation du PLU d’Huez

Le 19 octobre 2017, le tribunal administratif de Grenoble donnait raison à la FRAPNA Isère dans deux recours l’opposant à la commune d’Huez : cette décision annulait notamment le Plan Local d’Urbanisme réfléchi depuis 13 ans par la commune d’Huez et qui prévoyait la construction de nouveaux logements (4 600 lits touristiques supplémentaires) dans une station déjà pourvue d’infrastructures largement sous utilisées. Une sanction pour la commune d’Huez et une avancée majeure pour la jurisprudence : ce jugement est le premier à entériner la nécessité de prendre en compte la problématique des lits froids dans les politiques d’aménagement en milieu montagnard. Après avoir préféré faire appel de ce jugement d’annulation de son PLU, Huez a finalement opéré un revirement majeur en retirant son recours en appel, premier signe de bonne volonté de la part de la commune.

Des démarches juridiques toujours en cours

Cette annulation du PLU empêchait donc théoriquement toute construction neuve, mais le Maire, prévoyant, avait déposé 7 permis de construire d’importance juste avant le délibéré du tribunal. Pour faire respecter la Loi, la FRAPNA a engagé des recours auprès du tribunal pour demander l’annulation de tous ces permis, sauf un, le permis de l’Eclose Est permettant la construction d’une résidence de tourisme de plus de 1000 lits sur l’ancien circuit du trophée Andros, une zone à faible intérêt environnemental et paysager. Cette décision doit être appréhendée comme une ouverture au dialogue de la part de la FRAPNA, qui appelle en retour la commune à prendre ses responsabilités dans sa politique d’aménagement.

Vers un PLU et une politique d’aménagement plus responsable ?

En effet, de nombreux indicateurs laissent à présager de graves difficultés pour le tourisme de neige. La presse s’en est fait largement l’écho récemment et la Cour Régionale des Comptes a souligné le caractère particulièrement alarmant de la situation. Il est temps de changer de modèle : inutile de s’arcbouter sur quelques semaines en février où la montagne bat son plein pour justifier toute la politique d’aménagement de la commune. Après ces démêlés juridiques, les bases de construction du nouveau PLU d’Huez sont désormais claires et la FRAPNA s’engage à maintenir le dialogue avec la commune d’Huez et aider à une prise en compte optimale des problématiques environnementales et de l’intérêt général.

Pour compléter : article sur Huez dans  « L’écho aux montagnes » de la FRAPNA, p.35-36 (nov. 2017)

Devenez bénévole !

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SORTIES NATURE 2018

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