Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature

slogan-bas

Une mare ovale pour arrondir les angles du polygone ?

PHOTO ILL

La FRAPNA Isère a conseillé le club environnement de l'Institut Laue Langevin (ILL) et piloté la mise en place d'une mare sur les espaces verts de cet institut de recherche situé sur le polygone scientifique grenoblois. Une première action réussie qui débute un partenariat prometteur pour augmenter la biodiversité sur la presque-île.

Un îlot de biodiversité au milieu d'une ville trop aseptisée

Longtemps accusées à tort de tous les maux et comblées de manière volontaire ou non, les mares sont en voie de disparition ! Grave erreur, car elles peuvent jouer un rôle essentiel dans le maintien de la biodiversité. Ces points d’eau permanents permettent le développement d’un écosystème riche et diversifié propre aux zones humides : plantes aquatiques, insectes, amphibiens... En plus de ces habitants, de nombreux visiteurs viennent profiter de l'accès à l'eau plus ou moins régulièrement : chauves-souris, canards et autres oiseaux migrateurs, petits mammifères... un concentré de biodiversité en plein cœur de la ville !

Mare… des moustiques ?

Les détracteurs mal informés traitent les mares d'élevages de moustiques. Pourtant, ce n’est pas le cas. Elles attirent les moustiques qui viennent s’y reproduire, mais contrairement aux autres types d’eau stagnante (coupelles de pots de fleurs, réservoirs d’eau ouverts…) la mare abrite aussi les prédateurs du moustique : libellules, amphibiens… il n’y a donc pas de risque de prolifération.

MARE3

Des trous, des p'tits trous, des p'tits trous partout !

Le chantier participatif a réuni sur trois sessions des bénévoles de la FRAPNA et du club environnement de l'ILL. Il a fallu successivement creuser un trou en forme de haricot d'une surface de 4m par 7m (avec l'aide précieuse d'une mini pelle bien heureusement !), étaler du sable et un géotextile (pour former une surface lisse et non coupante) puis une bâche étanche.

La partie en pente douce avec des paliers peu profonds a été recouverte d'une couche d'argile pour accueillir des plantes aquatiques venant des différentes mares à proximité alors que l'autre berge a été dessinée très abrupte pour limiter la prolifération de la végétation et laisser une zone d'eau libre.

Finalement, la mare a été ensemencée avec de l'eau et de la vase d'autres mares pour apporter les larves, bactéries, micro-organismes qui seront le premier maillon de la chaine alimentaire qui va progressivement se mettre en place. D’ailleurs, des canards ont déjà visités cette nouvelle aire de repos et un couple de libellules semble bien intéressé pour emménager !

Publié par le pôle Veille Écologique

Devenez bénévole !

Couv LivretBenev F38

SORTIES NATURE 2018

Capture decran 2018 04 06 a 11.52.59

   Suivre sur Facebook Suivre sur Twitter Suivre par RSS