Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature

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La FRAPNA co-préside la commission « Qualité des Milieux et Biodiversité » du « Secrétariat Permanent pour la Prévention des Pollutions et des risques dans la région grenobloise » (S3PY), lancé en avril 2010. Dans le cadre de cette commission, une étude de zone du Sud Grenoblois a été lancée. Elle permettra d’améliorer la connaissance de la qualité des milieux, des pollutions historiques et actuelles des milieux ayant subi ou subissant l’impact de certaines activités industrielles. L'approche globale et écosystémique (prise en compte à la fois des compartiments eau, air, sédiments et sols) permettra de mieux définir si un milieu est pollué ou non, à quel niveau, et d’envisager, le cas échéant, des solutions de remise en état, si possible innovantes sur le plan écologique.

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Sud Grenoblois, à la découverte de pollutions historiques…

Dès 2008, dans son travail sur l'évaluation des risques sanitaires autour de 3 zones multi-émettrices en Rhône-Alpes  le Cire (Cellule inter-régionale d'épidémiologie Rhône-Alpes) identifiait le Sud Grenoblois comme une zone multi-impactée. Le 2ème Plan Régional Santé Environnement identifie ce territoire comme enjeu pour : « Identifier et gérer les zones multi-expositions ». C'est dans ce contexte que l'étude de zone du Sud Grenoblois a été lancée par le S3PY (Secrétariat Permanent Pour la Prévention des Pollutions industrielles de région grenobloise) sous l’impulsion des associations naturalistes fédérées FNE, FRAPNA, ADICE. Ne se limitant pas aux impacts sanitaires, elle se préoccupe aussi d’analyser les effets des pollutions (issues de différents sources) sur la nature et sur l’état de la biodiversité. Centrée autour des deux plateformes chimiques de Jarrie et de Pont de Claix, 18 communes sont concernées par l'étude de zone : 6 sont dans le périmètre de la METRO et 12 dans celui de la communauté de communes du Sud grenoblois.Quelques points particuliers, dont certains à l'extérieur de ce périmètre ont été inclus, principalement pour servir de zones « témoins », à priori peu impactées : Réserve Naturelle régionale des Etangs de Jarrie, Réserve Naturelle Régionale des Isles du Drac, Réserve Naturelle Nationale du Luitel, Marais de Seiglières. Cette étude va permettre de compléter et d'améliorer la connaissance du territoire. Les résultats, rendus publics et mis à disposition des collectivités constitueront un outil précieux pour son aménagement futur.

La première phase de l'étude a démarré en janvier 2013.
Elle vise principalement à faire l'inventaire des relevés de mesure de polluants existants sur le sud Grenoblois. Idéalement ces relevés devraient couvrir l’ensemble de la période industrielle, soit environ un siècle. L'ensemble des milieux naturels, air, eau et sols sont concernés. Le choix des polluants recherchés doit tenir compte de leur dangerosité, mais aussi de la possibilité de déterminer leur origine : industrielle, agricole, routière, urbaine... Une partie des mesures est détenue dans les archives des industriels, une autre dans les administrations : DREAL, Agence de l'eau, collectivités locales, Air Rhône-Alpes... A l'issue de ce travail de récolte, les données manquantes seront identifiées. C’est sur ces lacunes que se basera la seconde phase du projet destinée à réaliser des mesures complémentaires nécessaires à une interprétation complète de l'état des milieux. Viendra ensuite la troisième étape. La remédiation des milieux consistera à proposer des techniques d’intervention afin de dépolluer les sites ou de protéger les habitants de contaminations potentielles.

Quel financement ?
Pour l'instant seule la première phase (récolte des données) est financée, en totalité par de l'argent public : la DREAL (Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement), le Conseil Régional Rhône-Alpes, l'Agence de l'Eau Rhône -Méditerranée et Corse, La METRO (Communauté d'agglomération Grenoble-Alpes Métropole), la Communauté de communes du Sud Grenoblois… Ce financement a reçu l'aval des collectivités à tous les niveaux démontrant l'intérêt majeur porté par l'ensemble des acteurs publics. Peut-on envisager que industrie locale, moderne et prospère, puisse se désolidariser de cet élan unanime ? Clairement, la chimie peut-elle se vanter d'être verte sans être vertueuse ? Nous pensons que son avenir, lié à son acceptabilité et donc à son image, en dépend. Nous avons donc bon espoir de lui voir rejoindre très rapidement ce projet ambitieux qui vise à réconcilier l'homme et la nature dans le cadre privilégié du Sud Grenoblois.

Qu’est-ce qu’une étude de zone ?
Le Haut Conseil de Santé Publique (HCSP, 2010) définit une « zone » comme « un espace solidaire, sur les plans économique, physique et populationnel, où s’est déroulé ou est envisagé un ensemble d’activités économiques (industries, transports de personnes ou de marchandises, agriculture...), contribuant de manière significative à l’émission dans les milieux, d’agents à potentiel nocif pouvant, seul ou par leur combinaison, affecter la santé à court ou long terme, compte-tenu des conditions d’occupation de l’espace par diverses populations ».
Une «étude de zone», telle que développée dans le guide de l’Institut National de l’Environnement Industriel et des Risques (INERIS, 2011), est une démarche d’évaluation des impacts des activités humaines sur l’état des milieux, des risques ou des impacts sanitaires inhérents pour les populations. Elle est conduite sur un territoire appelé « zone » afin d’identifier et de hiérarchiser des actions, pour prendre en charge et maîtriser ces risques ou impacts. Les enjeux inclus dans une étude de zone sont essentiellement liés à l’environnement et aux populations. L’étude de zone peut constituer l’un des éléments d’une analyse plus globale, qui prend en compte d’autres composantes du territoire étudié : économiques, sociales, sanitaires, etc.

Les enjeux d’une étude de zone :
L’état de l’environnement est rarement homogène sur l’ensemble d’un territoire et les individus sont donc souvent exposés à des risques différents. Les zones où se concentre une surexposition à des facteurs environnementaux sont qualifiées de points noirs environnementaux. Elles doivent être identifiées afin de mieux cibler les actions des pouvoirs publics. Un des objectifs du deuxième Plan National Santé Environnement (PNSE2) est la lutte contre ces points noirs environnementaux. L’action 32 du PNSE2 prévoit d’« identifier d’ici 2013 les principales zones susceptibles de présenter une surexposition de la population et réduire les niveaux de contamination, assurer leur surveillance environnementale,... ». L’étude de zone est un des outils permettant de répondre à cet objectif. Il s’agit d’un instrument d’appui à la gestion, utile pour engager une concertation entre les différents acteurs de la zone.

Ecoutez l'émission de la FRAPNA Les Causeries du Hérisson sur le "Secrétariat Permanent pour la Prévention des Pollutions et des risques dans la région grenobloise » : http://www.radio-gresivaudan.org/IMG/mp3_herisson_2012-11-22_pollution_indus.mp3

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